Cette vallée fait partie de votre patrimoine ! La vallée du Costour, qui signifierait " Près de l’eau " ou « à coté de l’eau » du Breton - Kost An Dour -, tient son nom du ruisseau qui la traverse. Sa superficie est de 49 Hectares, elle est orientée Nord Sud. L’ensemble de la vallée plus les terres agricoles qui la préservent, forme un espace d’environs 120 hectares. Située entre le Relecq-Kerhuon, Guipavas et Brest, elle est donc encerclée d'espace péri-urbains. Les espaces agricoles, ont jusqu'à présent, servi d'espace tampon entre cette vallée et les zones urbanisées. Situation Géographique et histoire : La vallée est située au rebord du plateau du Léon et l’on y voit deux formations géologiques de l'ère primaire :
- Au nord, les gneiss* septentrionaux de Brest, possédant une orientation identique au relief général finistérien avec une typique inclinaison constante au sud-est. * ( Les Gneiss sont des roches acides ou des minéraux affectés d’une disposition stratiforme, reconnaissable à leur zones claires, formées en grande partie par du Feldspath et du quartz qui alterne avec des zones noires micacées : contenant du mica). Comme présenté dans le reportage, ce gneiss de Brest n'est pas résistant, et c'est pour cette raison que la carrière MARC (début 1959) l'exploita pour la production de gravillons de concassage et de sable de lavage. Elle permis la construction, par exemple de la deuxième forme du Radoub au port de commerce. Après l'arrêt de l'exploitation (1975), la carrière s'est remplie d'eau, et l'on retrouve du sable de lavage sur plusieurs mètres juste un peu plus bas de ce "nouvel" étang. Le cours du ruisseau a également changé. La topologie a donc été fortement modifiée durant cette période d'exploitation.
Au sud, juste avant le barrage de la poudrerie, on trouve une formation de Roche à base de schiste contenant du quartz (quartzophyllade), ce qui constitue un terrain tendre d'age Briovérien.
* (Le Briovérien est une époque géologique du Néoprotérozoïque, spécifique à la géologie du massif armoricain, qui s'étend de -670 ma à -540 ma. Il tire son nom de la ville de Saint-Lô, Briovera en latin. Cette époque recoupe l'Édiacarien et le Cryogénien, et est immédiatement suivie par le Cambrien.) Il est donc facile pour un promeneur de s'orienter dans la vallée en observant les failles géologiques. C‘est aussi une expérience à partager avec des enfants. Mais l'intérêt géologique n'est pas le seul pour l'éducation,il y a aussi la découverte de la faune locale et de la flore L’intérêt de l'eau : Le ruisseau prend sa source dans un terrain marécageux à Guélarnou. D'une longueur de deux kilomètres il s'achève à la station de retraitement des eaux du " Candy " (qui pourrait venir du mot Breton Kan-Ti pour Maison Blanche ou la maison ou l’on blanchit le linge ). Il est important de comprendre que le ruisseau du Costour ne se déverse pas dans le premier étang (ancienne carrière), mais coule sur le coté ouest de ce dernier, et qu'il est alimenté par les eaux de ruissellement, et au niveau de la source, par la nappe phréatique. Le plan d'eau de la carrière, est, quant à lui, alimenté par une seconde nappe phréatique dont la superficie est estimée à 310 hectares et possédant une capacité de stockage sensiblement équivalente à la contenance de la nappe, environ 220 000 m3. Toujours en référence au reportage, l'eau de la carrière a une teneur en nitrates plus faible que la moyenne rencontrée dans le Finistère, c'est pour cette raison que lorsque les taux de nitrates sont trop élevés dans l'ensemble des circuits de pompage de BMO ( supérieure à 50mg/L ), l'eau de la carrière est donc pompée et mélangée pour faire diminuer par dilution le taux moyen.
Le Biotope de la vallée : Il est très important de comprendre tout l'intérêt écologique de l'activité agricole. Cette vallée est bordée par les cultures, pour la plupart, "douces ", voir pour certaines, « sur sol vivant ». La présence de ces champ favorise l'échanges d'animaux et ...de graines. Le projet de BMO, qui consiste à un encerclement de cette vallée par de grands espaces urbanisés, aux détriment des espaces agricoles, mettrait en danger l'équilibre de la faune et de la flore, qui, sans intervention humaine, a su s’auto-équilibrer. La colonne vertébrale de la vallée, c'est le ruisseau du Costour, parcourant la vallée du nord au sud. Sur toute sa longueur, il équilibre la flore, véritable mosaïque d'écosystèmes différents et de biodiversité. Ce ruisseau est le lien entre tous ces fragiles éco-systèmes. On peut observer des espèces d'insectes différentes selon l'endroit où l'on se trouve. Dans le sud la vallée, à la tombée de la nuit, on peut par exemple observer des chauves souris (pipistrelle). A mi-vallée, des Chevreuils ont trouvé un terrain calme, où il n'est pas rare de pouvoir les observer, soit dans les champs en bordure, soit dans une zone de sous-bois encore exploitée par un sylviculteur. Les animaux : Ragondins, rats musqués, Lapins, Mulots, Campagnols roussatres, Hérissons, Belettes, chauve-souris, vison d'Europe, grenouilles Rousses, Triton Marbré, Couleuvres à collier (plus au nord), Blaireaux, renards roux, chevreuils, Musaraignes aquatiques, Campagnoles amphibien. Insectes : Larves de libellules, Dytiques, Papillons, etc. Escargot de Quimper (protégé), Carabe à reflets doré (Protégé ) Oiseaux : Héron Cendré et Aigrette Garzette (perturbés par les recents travaux et donc moins observables depuis deux ans...) des Bernaches cravants ont été aussi observées ainsi que des Tadornes (plus rarement), sarcelles d'hiver, siffleur d'Europe, poules d'eau martins pêcheurs, Pics Verts, Pics épêches et Pics épeichette Forêt : Le type dominant de la vallée est la forêt. L'espace entre les deux plans d'eau a été colonisé par des genêts, des joncs, ronces et saules. Le long de la voie ferrée (Sud), on trouve également des résineux (Cyprès). Les châtaigniers (atteints de maladie) aux alentours du barrage sont des habitats privilégiés pour les Pic Vert, Pic peiche et Pic épeichette. Au bord de l'ancienne carrière, suite aux travaux et à la suppression des arbres morts, nous n'observons plus pour le moment : Faucons crécelles, éperviers et Hérons cendrés. Les arbres morts constituaient un formidable point d’observation pour ces oiseaux. Ils représentent aussi, 90 % de la biodiversité. Dans les bois, on observe :
Des pigeons, des mésanges, pouillots véloces, pinsons, bouvreuils,
Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) /Statut de conservation IUCN : LC/
Voici donc, en quelques lignes la situation actuelle de cette vallée Les deux éléments clef de cet eco-systéme sont donc : l'eau et Les terres agricoles Les risques : Le fait d'installer 2100 logements et une Zone d’Acitivité (ZAC), au Nord, représente une réelle menace pour ce biotope exceptionnellement riche et unique en France de part sa proximité avec Brest. (Brest est bien la dernière ville de France a avoir une telle vallée si proche de son centre.) Le traitement des eaux usées et pluviales, l'imperméabilisation des sols, dû à l'urbanisation, amoindrira de manière significative l'alimentation en eau de la vallée. Cette eau, créatrice de cet éco-système. Les risques de pollution peuvent aussi être un facteur aggravant. Par exemple, en cas de fortes précipitations, comme nous avons pu le constater lors des derniers orages. L'homme et ses infrastructures ne peuvent prétendre dominer les aléas climatiques, la terre et les sols perméables oui, d'où l'intérêt de préserver un espace tampon significatif… L'encerclement de la vallée est également un facteur aggravant pour l'échange des espèces et le renouvellement génétiques des animaux. Le fait d'installer environs 4300 personnes proches des abords de la vallée aura pour conséquences une sur-fréquentation de cette dernière, entraînent la fuite des animaux. Ces animaux qui pour certains font office de régulateurs, pour d'autre entretiennes les bois..... La disparition de ces animaux créera un déséquilibre, par exemple, pour les insectes (nuisances pour les futurs habitants) et un manque d'entretien des bois, obligeant ainsi un entretien supplémentaire par l'homme. Voila mon constat, j'invite toutes les personnes qui nous parlent d'écologie de prendre en compte ce constat et de demander qu'une réelle enquête d'impact soit réalisée avant de commencer à mettre en route le projet d'urbanisme, qui jusqu'à aujourd'hui, n'a toujours pas pris en compte les différents aspect abordés dans ce résumé. . |